Émile Dewoitine, né le 26 septembre 1892 à Crépy en Laonnais et mort le 5 juillet 1979 à Toulouse, est un industriel et constructeur aéronautique français. Il fut surnommé « mimile-bras-de-fer », en raison de sa ténacité et de son intransigeance. 
 
D’importantes usines implantées à Toulouse ont produit plus d’une cinquantaine de modèles différents jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est d’ailleurs considéré comme le père fondateur des usines toulousaines aérospatiales. 
 
Il s’associe ensuite avec Marc Birkigt, le président d’Hispano-Suiza pour créer la société Dewoitine. Il travaille ensuite avec Albert Caquot pour l’élaboration de différents prototypes et lancement du 
D.520.

Dewoitine s’installe à Toulouse et crée sa propre société aéronautique : la Société anonyme des avions Dewoitine (SAD) en octobre 1920. Il met au point un chasseur monoplace, le D.1, répondant à un programme technique émis par la Direction de l’aéronautique. Le dossier qu’il présente est accepté et deux prototypes sont commandés en 1921. Le D.1 effectue son premier vol en novembre 1922, et sera un succès. La Marine nationale en commande 30 et il sera exporté vers de nombreux pays. Marcel Doret, embauché comme chef pilote par Dewoitine, bat en décembre 1924 trois records mondiaux avec le D.1.


En 1940, après l’armistice, il part aux États-Unis où il envisage avec l’aide du général Arnold et d’Henry Ford, de fabriquer des avions de chasse. Rappelé en France, il est interné, jugé puis acquitté. Il travaille à Paris pour la firme allemande Arado à la direction d’un bureau d’études de 200 personnes. Il part en zone occupée où il est affecté à la Société industrielle pour l’aéronautique (SIPA).

Craignant d’être inquiété à la Libération pour des raisons politiques car « recherché pour intelligence avec l’ennemi et atteinte à la sureté extérieure de l’État2 », il part en Espagne en 1944, où il sympathise avec Georges et Maud Guilbaud3 et d’où il gagne l’Argentine en pensant pouvoir continuer son activité technique2. Il y lancera le I.Ae. 27 Pulqui I en 1947, premier avion à réaction argentin2. Le 9 février 1948 il est condamné par la cour de justice de la Seine, par contumace, à 20 ans de travaux forcés, l’indignité nationale et la confiscation de ses biens2. De retour en France en 1953, après une amnistie négociée2, il ne peut reprendre une activité aéronautique2. Après un séjour en Patagonie où il exploite un élevage de 8 000 moutons2, il s’installe par la suite de nouveau en Suisse2, puis à Toulouse2.

sources Wikipédia